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Accidents médicaux

Défaut d'information médicale : indemnisation

Défaut d'information médicale : le praticien doit prouver qu'il a informé le patient ; impréparation et perte de chance sont indemnisables.

Défaut d'information médicale : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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C'est le manquement du professionnel de santé à son obligation d'informer le patient, avant un acte, de son utilité, de ses risques fréquents ou graves normalement prévisibles et des autres solutions possibles. Il constitue une faute, même si l'acte a été correctement réalisé.

Le professionnel ou l'établissement de santé. L'article L. 1111-2 du code de la santé publique met la preuve à sa charge, et cette preuve peut être apportée par tout moyen.

Oui, si le formulaire ne mentionnait pas le risque qui s'est réalisé ou si l'information n'était pas adaptée à votre situation. La signature d'un document général ne suffit pas toujours à établir un consentement éclairé.

C'est le préjudice moral subi par le patient qui n'a pas pu se préparer à la survenue d'un risque dont il n'avait pas été informé. Il est indemnisé de manière autonome lorsque ce risque s'est réalisé.

Pas nécessairement. Le préjudice d'impréparation est indemnisé de façon autonome ; le dommage corporel lui-même n'est indemnisé qu'à hauteur de la chance perdue de refuser l'acte, sauf si une faute technique est également établie.

Oui. L'urgence ou l'impossibilité d'informer dispensent le professionnel de son obligation, de même que la volonté du patient d'être tenu dans l'ignorance d'un diagnostic, sauf risque de transmission à des tiers.

Un risque grave doit être signalé dès lors qu'il est connu et normalement prévisible, même s'il est rare. La gravité potentielle du risque compte autant que sa fréquence.

Oui. Le Conseil d'État l'a rappelé le 17 avril 2025 (n° 493752) : doivent être portés à la connaissance du patient les risques connus qui sont soit fréquents, quelle que soit leur gravité, soit graves, quelle que soit leur fréquence. À défaut, l'établissement indemnise la perte de chance d'avoir refusé l'acte.

Oui. L'obligation d'information s'impose à tous les professionnels et établissements de santé. Pour un hôpital public, la demande d'indemnisation est portée devant le juge administratif, qui reconnaît lui aussi le préjudice d'impréparation et la perte de chance.