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Accidents médicaux

Erreur ou retard de diagnostic : indemnisation

Erreur ou retard de diagnostic : perte de chance, preuve par le dossier médical et expertise conditionnent l'indemnisation de la victime.

Erreur ou retard de diagnostic : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Non. Le diagnostic comporte une part d'incertitude. L'erreur devient fautive lorsqu'un médecin prudent et diligent, dans les mêmes circonstances et avec les mêmes informations, aurait posé le bon diagnostic, par exemple en prescrivant l'examen qui s'imposait.

C'est la probabilité, perdue par la faute, d'avoir obtenu un meilleur résultat grâce à un diagnostic plus précoce. L'expert la fixe en pourcentage, et ce pourcentage s'applique à l'ensemble des préjudices évalués.

Non. La Cour de cassation a jugé le 5 juin 2024 (n° 23-13.167) que la perte de chance ne peut être écartée que s'il est certain que la faute du médecin n'a eu aucune conséquence sur l'état de santé du patient. L'incertitude sur la date d'apparition d'un cancer ne suffit pas à rejeter la demande.

Par une demande écrite adressée au praticien ou au directeur de l'établissement, sur le fondement de l'article L. 1111-7 du code de la santé publique. Il est conseillé de demander l'intégralité du dossier, y compris l'imagerie et les transmissions infirmières.

Les ayants droit peuvent accéder aux éléments du dossier médical nécessaires pour connaître les causes du décès et faire valoir leurs droits. Ils peuvent ensuite demander la réparation de leurs propres préjudices et de ceux subis par le défunt avant son décès.

Non. L'hôpital public relève du juge administratif, la clinique privée et le médecin libéral relèvent du juge judiciaire. Le choix de la juridiction doit être fait dès le départ.

Il ne le doit pas. La démarche du médecin est appréciée selon les données acquises de la science à la date des faits et les informations dont il disposait alors. Le médecin-conseil de victime veille à ce que ce principe soit respecté dans les deux sens.

Le pourcentage de perte de chance s'applique au total des préjudices. Si certains postes sont oubliés ou sous-évalués, comme l'aide humaine ou les pertes de revenus futures, l'indemnisation finale est réduite d'autant.

L'action en responsabilité médicale se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage, selon l'article L. 1142-28 du code de la santé publique. Il est néanmoins préférable d'agir rapidement, tant que les pièces et les souvenirs sont disponibles.