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Accident de la route

Enfant victime d'un accident de la route

Enfant victime d'un accident de la route : protection renforcée, représentation par les parents, contrôle du juge des tutelles et consolidation différée.

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Non, s'il a moins de seize ans et n'était pas conducteur d'un véhicule à moteur. Seule la recherche volontaire du dommage peut lui être opposée, ce qui ne se rencontre pour ainsi dire jamais chez un enfant.

Oui. L'enfant passager est une victime non conductrice : il est indemnisé par l'assureur du véhicule, même si le parent conducteur a commis une faute. Un administrateur ad hoc peut être désigné pour représenter l'enfant en cas de conflit d'intérêts.

Non. La transaction conclue au nom d'un mineur doit en principe être autorisée par le juge des tutelles, qui vérifie qu'elle préserve les intérêts de l'enfant.

À l'enfant. Elle est gérée par ses parents sous le contrôle du juge des tutelles et placée à son nom. Les frais supportés par les parents sont indemnisés au titre de leurs propres préjudices.

Parce que les séquelles d'un enfant évoluent avec la croissance et les apprentissages. Une consolidation trop précoce risque de méconnaître des troubles qui n'apparaissent qu'à l'adolescence. Des provisions financent les besoins en attendant.

Oui, en qualité de victimes par ricochet, notamment au titre du préjudice d'affection et, lorsque l'enfant garde un handicap lourd, du bouleversement de leur vie familiale.

La prescription de dix ans à compter de la consolidation ne court pas pendant la minorité. Il est néanmoins préférable d'agir rapidement pour préserver les preuves et financer les besoins de l'enfant.

Non. Le mineur qui conduit un véhicule à moteur, y compris un scooter ou une trottinette électrique, est un conducteur : sa faute prouvée peut limiter son indemnisation. Il garde ses droits, qui doivent être défendus avec la même rigueur.

Oui. Le préjudice scolaire, universitaire ou de formation est un poste de préjudice à part entière, qui répare la perte d'années d'études, le retard ou la réorientation imposés par l'accident. Dans un arrêt du 6 novembre 2025 (n° 23/03559), la cour d'appel de Nîmes a maintenu les 40 000 euros alloués à ce titre à une adolescente de 15 ans, piétonne, gravement traumatisée crânienne, l'assureur ne contestant plus ce poste. Ce préjudice s'ajoute à l'indemnisation des pertes de revenus futures lorsque l'enfant ne pourra pas exercer le métier auquel il pouvait prétendre.