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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien grave de l'adulte

Traumatisme crânien grave de l'adulte : coma, séquelles lourdes, mesure de protection, aide humaine et revenus perdus sont indemnisables.

Traumatisme crânien grave de l'adulte

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Lorsque le score de Glasgow, qui mesure l'état de conscience de 3 à 15, est égal ou inférieur à 8 lors de la prise en charge, ce qui correspond à un coma. La gravité initiale ne fixe pas à elle seule le préjudice : l'évolution et les séquelles constatées à la consolidation sont déterminantes.

Pas systématiquement. Une mesure de protection est nécessaire lorsque les troubles empêchent la victime de défendre seule ses intérêts. Selon son état, il peut s'agir d'une sauvegarde de justice, d'une curatelle, d'une tutelle ou d'une habilitation familiale. Elle doit être en place avant toute transaction avec l'assureur.

Le juge des contentieux de la protection désigne en priorité un proche : conjoint, parent, enfant. À défaut, ou en cas de conflit familial, il peut désigner un mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Les frais de la mesure font partie des postes indemnisables.

Par des provisions, qui sont des avances sur l'indemnisation définitive. Elles se demandent à l'assureur et, à défaut d'accord suffisant, au juge des référés lorsque l'obligation d'indemniser n'est pas sérieusement contestable. Leur montant doit reposer sur des besoins justifiés.

Il peut l'être. Sa faute peut limiter ou exclure son indemnisation au titre de la loi Badinter, mais elle doit être prouvée par l'assureur. Son propre contrat peut aussi comporter une garantie du conducteur, dans les limites prévues au contrat.

Oui. Une reprise à temps partiel, sur un poste moins qualifié ou au prix d'une fatigue importante est indemnisée au titre de la perte de gains professionnels futurs et de l'incidence professionnelle, deux postes distincts qui peuvent se cumuler.

Une aggravation des séquelles médicalement constatée, comme une épilepsie post-traumatique tardive, ouvre droit à une nouvelle expertise et à une indemnisation complémentaire. Le délai de dix ans pour agir court à compter de la consolidation de l'aggravation.

Oui, s'il dispose d'éléments probants. Dans un arrêt du 7 juillet 2026 (n° 25/02747), la cour d'appel de Toulouse a retenu deux heures d'aide humaine par jour pour une conductrice traumatisée crânienne, là où l'expert de l'assureur n'en retenait qu'une, en rappelant que le juge n'est pas lié par les conclusions de l'expert et que la victime n'a pas à avancer le coût d'une aide professionnelle pour être indemnisée.