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Traumatisme crânien

Indemnisation du traumatisme crânien : les postes Dintilhac

Indemnisation du traumatisme crânien : aide humaine, revenus, soins, logement, déficit fonctionnel… chaque poste Dintilhac du cérébro-lésé expliqué.

Indemnisation du traumatisme crânien : les postes Dintilhac

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Le plus souvent, l'assistance par tierce personne, parce qu'elle couvre un besoin quotidien capitalisé sur toute la vie. Les pertes de gains professionnels futurs et l'incidence professionnelle pèsent également très lourd, surtout pour une victime jeune.

Oui. Le besoin d'aide humaine est indemnisé même lorsqu'un proche l'assure gratuitement. Il est chiffré sur la base du coût d'une aide professionnelle, et non réduit au motif que la famille est présente.

La perte de gains futurs répare un manque à gagner mesurable. L'incidence professionnelle répare les autres conséquences sur la vie professionnelle : dévalorisation, pénibilité, perte de chance de promotion, reconversion, retraite. Les deux postes se cumulent.

Oui. L'expert les cote sur une échelle de 1 à 7, en tenant compte des douleurs physiques, de la souffrance psychique, des interventions et de la durée des soins. La cotation sert ensuite de base à l'évaluation financière du poste.

Oui, mais poste par poste : une prestation ne peut être déduite que du poste qu'elle a réellement indemnisé. Une pension d'invalidité s'impute par exemple sur les pertes de gains, pas sur le déficit fonctionnel permanent si elle ne le répare pas.

Oui, la nomenclature Dintilhac s'applique quelle que soit l'origine du traumatisme crânien. Ce sont l'interlocuteur et la procédure qui changent : assureur, FGAO, CIVI, responsable civil ou ONIAM. Un contrat d'assurance individuel peut toutefois prévoir ses propres limites.

Une aggravation médicalement constatée ouvre droit à une nouvelle évaluation et à une indemnisation complémentaire des postes concernés. L'action se prescrit par dix ans à compter de la consolidation de l'aggravation.

Lorsqu'ils sont justifiés, oui. Dans un jugement du 4 mars 2025 (n° 23/02965), le tribunal judiciaire de Paris a jugé que l'assistance d'un traumatisé crânien par ses médecins-conseils lors des expertises, qui garantit l'égalité des armes face à l'assureur, devait être prise en charge en totalité, y compris les examens préparatoires que l'assureur contestait.