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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien de l'enfant : indemnisation

Traumatisme crânien de l'enfant : une indemnisation pensée dans la durée, avec consolidation différée, suivi scolaire et réserves pour l'avenir.

Traumatisme crânien de l'enfant : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Parce que le cerveau de l'enfant poursuit son développement et que certaines séquelles n'apparaissent qu'à l'adolescence, lorsque l'organisation et l'autonomie sont sollicitées. La consolidation est souvent fixée à la fin de l'adolescence ou à l'âge adulte, pour que l'évaluation soit complète.

Par des provisions, demandées à l'assureur ou au juge, réévaluées à chaque expertise. Elles financent les soins, la rééducation, le soutien scolaire, l'aide humaine et les adaptations nécessaires.

Oui. Le préjudice scolaire, universitaire ou de formation répare le retard, les redoublements, l'orientation contrainte ou la renonciation à une formation. Les frais de soutien et d'accompagnement scolaire sont également indemnisables.

L'action se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation, et la prescription ne court pas pendant la minorité. L'enfant devenu majeur conserve donc, en règle générale, la possibilité d'agir pendant plusieurs années.

Une transaction portant sur l'indemnisation d'un mineur nécessite en principe l'autorisation préalable du juge des tutelles des mineurs. Ce contrôle protège l'enfant contre une indemnisation insuffisante ou prématurée.

Oui, en qualité de victimes par ricochet : préjudice d'affection, bouleversement des conditions d'existence, pertes de revenus d'un parent qui réduit son activité, frais exposés.

Non. La loi Badinter indemnise les victimes de moins de seize ans de leurs dommages corporels dans tous les cas, sauf si elles ont volontairement recherché le dommage.

Une aggravation médicalement constatée ouvre droit à une nouvelle expertise et à une indemnisation complémentaire. C'est pourquoi toute transaction doit réserver les préjudices futurs non encore évaluables.

Oui, en cas d'aggravation. La cour d'appel de Paris a rappelé, le 24 octobre 2024 (n° 20/11881), qu'une transaction conclue pour un enfant ne fait pas obstacle à l'indemnisation de l'aggravation de son état. La cour d'appel de Pau a admis, le 9 juillet 2024 (n° 23/00990), une aggravation situationnelle lorsque l'échec de l'insertion professionnelle révèle un préjudice qui n'avait pas été indemnisé.