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Accident de la vie

Accident en colonie ou centre de loisirs

Accident en colonie ou en centre de loisirs : l'organisateur est tenu d'une obligation de sécurité. Responsabilité, assurance et indemnisation de l'enfant.

Accident en colonie ou centre de loisirs

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Non. Sa responsabilité suppose en principe un manquement à son obligation de sécurité : surveillance insuffisante, encadrement non conforme, activité inadaptée. Ce manquement est apprécié avec sévérité pour les jeunes enfants et les activités dangereuses.

Pas si l'organisateur n'a pas donné à l'enfant les consignes de sécurité nécessaires et adaptées à son âge. Dans un arrêt du 29 mai 2026 (n° 23-20.005), l'assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé que l'organisateur professionnel d'une activité de loisir qui n'a pas dispensé ces consignes ne peut pas obtenir un partage de responsabilité en invoquant l'imprudence de la victime d'un dommage corporel.

Oui. Les organisateurs d'accueils collectifs de mineurs doivent souscrire une assurance garantissant leur responsabilité civile. C'est cet assureur qui indemnise l'enfant lorsque la responsabilité de l'organisateur est retenue.

Lorsque la commune organise elle-même l'accueil, sa responsabilité relève en principe du juge administratif. Si elle a confié la gestion à une association ou une entreprise, l'action vise cet organisateur devant le juge judiciaire. L'examen des documents d'inscription permet de trancher.

En demandant à l'organisateur la liste des encadrants présents, leurs diplômes, le nombre d'enfants et la déclaration de l'accueil. Ces documents peuvent aussi être obtenus dans le cadre d'une procédure judiciaire si l'organisateur refuse de les communiquer.

Elle verse des sommes selon des plafonds contractuels, sans réparer intégralement le préjudice. Elle se cumule avec l'action contre l'organisateur responsable, qui permet de réclamer la réparation de chaque poste de préjudice.

Un accident de la circulation impliquant le car relève de la loi Badinter du 5 juillet 1985. L'enfant passager est indemnisé par l'assureur du véhicule, sans que sa faute éventuelle puisse lui être opposée.

Oui. Les frais exposés (déplacements, rapatriement, pertes de revenus pour accompagner l'enfant) et leurs propres préjudices de victimes par ricochet, notamment le préjudice d'affection, sont indemnisables.

Il est préférable d'attendre une expertise complète et, pour un enfant, la consolidation. Une offre acceptée trop tôt peut ne pas couvrir les séquelles qui apparaissent avec la croissance. Des provisions peuvent être obtenues dans l'intervalle pour financer les soins.