Aller au contenu
DehanSchinaziAvocats dommage corporel
Accident de la route

Avocat accident mortel : le préjudice des proches

Avocat accident mortel : préjudice d'affection, perte de revenus du foyer et frais d'obsèques, l'indemnisation des proches après un décès sur la route.

Avocat accident mortel : le préjudice des proches

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

Et si on regardait votre dossier ensemble ?

  • Étude gratuite
  • Sans engagement
  • Réponse sous 24h.
Demander mon étude gratuite

Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions que vous nous posez le plus souvent. Si la vôtre n’y figure pas, notre équipe est juste à un clic.

Nous contacter

Toute personne qui subit un préjudice personnel du fait du décès : le conjoint ou le concubin, les enfants, les parents, les frères et sœurs, les grands-parents, et d'autres proches lorsque la réalité du lien affectif est établie. Les héritiers peuvent en outre réclamer les préjudices subis par la victime avant son décès.

Le concubin peut être indemnisé de son préjudice d'affection et de son préjudice économique dès lors que la communauté de vie et le lien affectif sont établis. En revanche, il n'est pas héritier : il ne recueille pas, à ce titre, les préjudices transmis par la victime.

On part des revenus du foyer avant le décès, on retire la part que le défunt consacrait à ses propres besoins et les revenus que le survivant continue de percevoir, puis on répartit la perte entre le conjoint et les enfants et on la convertit en capital selon leur âge et la durée de la perte.

Ils sont indemnisés sur justificatifs, dans la mesure de ce qui est raisonnable au regard de la situation de la famille et des usages. Il faut conserver toutes les factures : pompes funèbres, concession, monument, transport du corps.

Après un accident de la circulation, le préjudice des proches est réparé en tenant compte des limitations applicables à la victime directe. Si celle-ci était piéton, cycliste ou passager, sa faute n'est que très rarement opposable. Si elle conduisait, sa faute, qui doit être prouvée, peut réduire l'indemnisation des proches.

L'article L. 211-9 du code des assurances impose à l'assureur de présenter une offre aux héritiers et, le cas échéant, au conjoint, dans les huit mois de l'accident. À défaut, ou si l'offre est manifestement insuffisante, l'indemnité produit des intérêts au double du taux légal.

Non. L'indemnisation par l'assureur suit sa propre procédure et peut avancer pendant l'enquête pénale. La procédure pénale fournit toutefois des éléments utiles, et la famille peut y faire valoir ses demandes en se constituant partie civile.

Oui. La Cour de cassation a jugé le 12 mars 2026 (n° 24-15.532) que le préjudice économique de l'enfant se calcule à partir des revenus des deux parents, sans tenir compte de leur séparation, et que le parent survivant peut être indemnisé de la perte de l'aide que le défunt aurait apportée à l'éducation de l'enfant, quelle qu'ait été la situation du couple.

Oui. L'enfant mineur dispose de son propre préjudice d'affection et, le cas échéant, d'un préjudice économique. Ses droits sont exercés par son représentant légal, et les sommes qui lui reviennent font l'objet de règles de gestion protectrices.