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Accident de la route

Se constituer partie civile après un accident

Se constituer partie civile après un accident : quand, comment, avec quels droits, et comment l'articuler avec l'indemnisation par l'assureur.

Se constituer partie civile après un accident

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Non. Après un accident de la circulation, l'assureur du véhicule doit présenter une offre d'indemnisation même en l'absence de procès pénal. La constitution de partie civile reste toutefois utile pour accéder au dossier, être entendu et, le cas échéant, faire trancher la réparation par le juge pénal.

Jusqu'à l'audience, avant les réquisitions du procureur sur le fond. Il est toutefois préférable d'intervenir plus tôt, pour avoir le temps de consulter le dossier et de préparer des demandes chiffrées et justifiées.

Ce n'est pas obligatoire devant le tribunal correctionnel, mais l'avocat permet d'accéder au dossier, de présenter des demandes complètes et de plaider sur la faute et sur la réparation. Après un accident ayant causé des blessures graves ou un décès, son intervention est vivement recommandée.

Il le peut lorsque les préjudices sont évaluables. Si la victime n'est pas consolidée, le tribunal ordonne en général une expertise, peut accorder une provision et renvoie l'évaluation à une audience sur intérêts civils.

La partie civile peut demander au tribunal, avant la clôture des débats, de statuer sur la réparation selon les règles du droit civil. Après un accident de la circulation, la loi Badinter peut permettre l'indemnisation même sans faute pénale du conducteur.

En principe non : les dommages relevant de la loi Badinter sont exclus de la compétence de la CIVI et sont pris en charge par l'assureur ou le FGAO. La CIVI peut toutefois être compétente lorsque les faits ne constituent pas un accident de la circulation, par exemple en cas d'utilisation volontaire d'un véhicule comme une arme.

L'assureur du conducteur condamné, que la victime peut actionner directement. Si le conducteur n'était pas assuré ou n'a pas été identifié, le FGAO intervient dans les conditions prévues par le code des assurances.

Oui. Lorsque l'assureur intervient au procès pénal, la partie civile peut demander devant la juridiction pénale l'application des intérêts au double du taux légal prévus par le code des assurances. Dans un arrêt du 28 octobre 2025 (n° 24-83.290), la chambre criminelle de la Cour de cassation a rappelé qu'une offre incomplète équivaut à une absence d'offre et que l'assureur ne peut pas omettre le préjudice professionnel au motif qu'il ignore la créance d'un organisme social.