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Indemnisation

Indemnisation & nomenclature Dintilhac

L'indemnisation du dommage corporel obéit à un principe simple à énoncer et exigeant à mettre en œuvre : la réparation intégrale du préjudice. Cette page-pilier vous explique la nomenclature Dintilhac, le pivot de la consolidation et la manière dont chaque poste se chiffre, avant de vous orienter vers nos pages dédiées.

Indemnisation & nomenclature Dintilhac

Glossaire de l'indemnisation

Le droit du dommage corporel a son vocabulaire : sigles d'experts, postes de la nomenclature Dintilhac, mécanismes de calcul et fonds d'indemnisation. Ce glossaire définit, en termes clairs, les notions que vous rencontrerez tout au long de votre dossier, afin que vous gardiez la maîtrise de votre indemnisation.

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Tierce personne définitive (ATPP)

L'assistance par une tierce personne répare le besoin d'aide humaine de la victime après la consolidation. C'est très souvent le poste le plus élevé du dossier : sa juste évaluation, heure par heure, et sa capitalisation sur l'espérance de vie déterminent une part décisive de l'indemnisation.

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Perte de gains pro futurs (PGPF)

La perte de gains professionnels futurs répare le manque à gagner subi après la consolidation, lorsque les séquelles rendent le travail impossible ou en réduisent durablement le rendement. C'est l'un des postes patrimoniaux les plus lourds, souvent capitalisé sur toute la durée de la vie active.

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Souffrances endurées (SE)

Les souffrances endurées réparent les douleurs physiques et les souffrances psychiques que vous avez supportées entre l'accident et la consolidation. L'expert les cote sur une échelle de 1 à 7, traduite ensuite en indemnité : un poste à part entière qu'il faut documenter et défendre.

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Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP)

Le déficit fonctionnel permanent (DFP), encore appelé atteinte permanente à l'intégrité physique et psychique (AIPP), répare les séquelles définitives qui subsistent après la consolidation. Exprimé en taux puis valorisé par un point dont le montant dépend de votre âge et de l'importance du taux retenu, c'est l'un des postes les plus lourds de la nomenclature Dintilhac.

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Préjudice d'agrément (PA)

Le préjudice d'agrément répare l'impossibilité, après l'accident, de continuer à pratiquer une activité sportive ou de loisir déterminée que vous exerciez auparavant. C'est un poste personnel souvent minoré par l'assureur, qui exige une preuve rigoureuse de la pratique antérieure.

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Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions que vous nous posez le plus souvent. Si la vôtre n’y figure pas, notre équipe est juste à un clic.

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C'est le principe fondateur du droit du dommage corporel : l'indemnisation doit réparer « tout le préjudice, rien que le préjudice ». Elle vise à replacer la victime, autant que l'argent le permet, dans la situation qui aurait été la sienne sans l'accident. Cela suppose d'identifier et de chiffrer chaque poste de la nomenclature Dintilhac, car aucun n'est accordé d'office.

La consolidation est la date à laquelle l'état de santé est médicalement stabilisé : les séquelles ne sont plus susceptibles d'évoluer de façon notable. Elle ne signifie pas la guérison. C'est le pivot de l'évaluation : avant elle on chiffre les préjudices temporaires, après elle les préjudices permanents. Tant qu'elle n'est pas acquise, l'indemnisation définitive ne peut pas être liquidée — d'où l'intérêt de demander des provisions.

Oui. Avant la liquidation définitive, des provisions peuvent être versées pour financer les soins, l'aide humaine et l'adaptation du cadre de vie. Si l'assureur tarde ou propose une somme dérisoire, le juge des référés peut être saisi pour accorder une provision dont le montant n'est pas sérieusement contestable, souvent avec désignation d'un expert. Cela évite d'avoir à accepter une transaction insuffisante par nécessité financière.

Pour les préjudices futurs (tierce personne, perte de gains, frais à vie), on verse un capital unique calculé via un barème de capitalisation, en fonction de l'âge, de l'espérance de vie et d'un taux d'intérêt. Un barème récent et un taux prudent conduisent à une réparation nettement plus élevée. Sur les postes viagers lourds, l'écart entre deux barèmes peut représenter plusieurs centaines de milliers d'euros : sa discussion est un enjeu de défense à part entière.

L'assureur dispose de son propre médecin-conseil et d'un intérêt à minorer chaque poste. L'avocat de victime rétablit l'équilibre : il fait désigner un médecin-conseil indépendant, prépare l'expertise, réclame les provisions, discute la mission et les cotations, contrôle l'imputation des organismes sociaux et chiffre chaque poste sur justificatifs et barèmes adaptés. Sur les dommages graves, cette rigueur détermine directement le montant final.