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Accident de la route

Contester une expertise médicale : la contre-expertise

Contester une expertise médicale : observations, contre-expertise, expertise judiciaire en référé, les recours face à un rapport défavorable.

Contester une expertise médicale : la contre-expertise

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Oui. Le rapport d'expertise ne lie ni la victime, ni le juge. Il peut être discuté par des observations écrites, par une contre-expertise amiable ou par une expertise judiciaire. La contestation doit être argumentée par des éléments médicaux.

La contre-expertise désigne toute nouvelle expertise destinée à remettre en cause la première. Elle peut être amiable, organisée d'accord avec l'assureur, ou judiciaire, ordonnée par un juge et confiée à un expert indépendant, le plus souvent inscrit sur une liste de cour d'appel.

Avant tout procès, par une demande au juge des référés du tribunal judiciaire, fondée sur l'article 145 du code de procédure civile. Si une procédure est déjà engagée, la demande est présentée au juge saisi de l'affaire.

Le juge fixe une consignation à valoir sur la rémunération de l'expert, en principe à la charge de la partie qui demande l'expertise. Ces frais peuvent ensuite être mis à la charge de l'assureur au titre des dépens. La protection juridique ou l'aide juridictionnelle peuvent les prendre en charge selon la situation.

Contester la date retenue, avec l'appui du médecin-conseil et des pièces montrant que l'état n'était pas stabilisé : poursuite des soins, intervention programmée, évolution des séquelles. Une consolidation prématurée prive la victime de la réparation de séquelles encore évolutives.

Oui, lorsque l'obligation d'indemniser n'est pas sérieusement contestable, une provision peut être demandée au juge des référés en même temps que l'expertise. Elle permet de faire face aux besoins sans attendre le nouveau rapport.

Oui, mais par d'autres voies que les dires. Devant le juge saisi de l'indemnisation, la victime peut critiquer le rapport, produire l'avis argumenté de son médecin-conseil et demander un complément d'expertise ou une nouvelle expertise. Le juge apprécie la pertinence de ces critiques et n'est pas tenu de suivre l'expert. Il reste préférable de formuler les objections pendant les opérations d'expertise, lorsque l'expert peut encore y répondre.

Oui, lorsque cet état ne se manifestait pas avant l'accident. La Cour de cassation juge que le droit à indemnisation ne peut être réduit en raison d'une prédisposition pathologique lorsque l'affection n'a été provoquée ou révélée que par l'accident (2e chambre civile, 15 février 2024, n° 22-20.994). Il faut alors produire les éléments médicaux antérieurs montrant l'absence de troubles.

Oui. Une aggravation de l'état de santé survenue après la consolidation ouvre droit à une nouvelle évaluation et à une indemnisation complémentaire, y compris après une transaction ou un jugement portant sur l'état initial.