Aller au contenu
DehanSchinaziAvocats dommage corporel
Accident de la vie

Chute grave : indemnisation (escalier, fenêtre)

Chute grave dans un escalier, d'une fenêtre ou dans un commerce : qui est responsable, comment prouver la chute et obtenir l'indemnisation des blessures.

Chute grave : indemnisation (escalier, fenêtre)

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

Et si on regardait votre dossier ensemble ?

  • Étude gratuite
  • Sans engagement
  • Réponse sous 24h.
Demander mon étude gratuite

Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions que vous nous posez le plus souvent. Si la vôtre n’y figure pas, notre équipe est juste à un clic.

Nous contacter

Une chute à son propre domicile, sans intervention d'un tiers, ne permet pas d'action en responsabilité. Seule une assurance de personnes, comme une garantie des accidents de la vie, peut intervenir selon ses conditions. En revanche, un locataire qui chute en raison d'un défaut du logement peut agir contre son bailleur.

Dans une copropriété, le syndicat des copropriétaires est gardien des parties communes et peut voir sa responsabilité engagée si l'escalier présentait une anomalie : marche abîmée, éclairage défaillant, main courante absente, sol glissant non signalé. Son assureur indemnise alors la victime.

Signalez la chute au personnel, photographiez le sol et l'obstacle, relevez les noms des témoins et conservez votre ticket de caisse. Demandez rapidement, par écrit, la conservation des images de vidéosurveillance, qui sont effacées automatiquement après un certain délai.

Oui. L'exploitant répond, en tant que gardien du sol, d'une chute causée par un sol anormalement glissant, même sans faute de sa part. La cour d'appel de Lyon l'a jugé le 31 mars 2026 (RG n° 24/02885) pour une cliente tombée sur le carrelage mouillé de l'entrée d'un supermarché, alors que le sol était antidérapant et qu'un contrat de nettoyage existait. Des témoignages précis et concordants ont suffi à prouver l'état du sol.

La surveillance des parents est examinée, mais elle n'exclut pas la responsabilité du propriétaire, du bailleur ou du syndicat des copropriétaires lorsque le garde-corps était absent, non conforme ou défaillant. Le partage dépend des constatations techniques réalisées sur les lieux.

Contre la personne publique chargée de l'entretien de la voie, le plus souvent la commune, devant le tribunal administratif. Il faut démontrer que le défaut dépassait ce que l'on peut normalement attendre d'un trottoir et qu'il a causé la chute. Les photographies prises le jour même sont essentielles.

L'assureur l'invoque souvent. Le principe est que la victime est indemnisée des conséquences de la chute : un état antérieur qui ne se manifestait pas avant l'accident ne justifie pas, en lui-même, une réduction. Le médecin-conseil de victime discute ce point lors de l'expertise.

L'action en réparation d'un dommage corporel se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation. Des règles différentes s'appliquent aux réclamations contre une commune ou une autre personne publique. Il est surtout recommandé d'agir vite pour préserver les preuves.