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Loi Badinter : les délais d'indemnisation

Loi Badinter : délais d'indemnisation de l'assureur, offre dans les 8 mois, offre définitive après consolidation, sanctions et prescription de 10 ans.

Loi Badinter : les délais d'indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Huit mois à compter de l'accident pour la victime blessée, selon l'article L. 211-9 du code des assurances. Si l'assureur n'a pas été informé de la consolidation dans les trois mois de l'accident, cette offre peut être provisionnelle, et l'offre définitive doit intervenir dans les cinq mois suivant l'information de la consolidation.

L'indemnité offerte par l'assureur ou allouée par le juge produit de plein droit des intérêts au double du taux légal, de l'expiration du délai jusqu'à l'offre ou jusqu'au jugement devenu définitif (article L. 211-13 du code des assurances). Le juge peut réduire cette pénalité si le retard n'est pas imputable à l'assureur.

Une offre manifestement insuffisante ou incomplète est assimilée par la jurisprudence à une absence d'offre. Elle peut donc entraîner la même sanction que le silence de l'assureur, c'est-à-dire les intérêts au double du taux légal.

Quinze jours à compter de la conclusion de la transaction, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception (article L. 211-16 du code des assurances). Toute clause qui supprimerait ce droit est nulle.

Dix ans à compter de la date de consolidation du dommage initial ou aggravé, selon l'article 2226 du code civil. Le délai ne part donc pas du jour de l'accident, mais du jour où l'état de la victime est stabilisé.

Tant que l'état de la victime n'est pas consolidé, le dommage définitif ne peut pas être évalué. L'assureur peut alors présenter une offre provisionnelle, qui finance les besoins immédiats. L'offre définitive vient après la consolidation, et les provisions versées s'imputent sur l'indemnité finale.

Oui. La transaction ne couvre que le dommage connu au jour de sa signature. Une aggravation ultérieure ouvre droit à une nouvelle indemnisation, dans le délai de prescription de dix ans qui court à compter de la consolidation du dommage aggravé.

Ce n'est pas obligatoire, mais l'avocat vérifie les dates qui conditionnent la sanction de l'assureur, prépare l'expertise avec un médecin-conseil de victime et analyse l'offre avant la signature. Le recours à un avocat est l'un des droits dont l'assureur doit informer la victime.