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Traumatisme crânien

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L'indemnisation suit la nomenclature Dintilhac et couvre l'ensemble des préjudices, économiques et personnels : dépenses de santé, aide humaine, pertes de revenus, incidence professionnelle, déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice d'agrément, logement et véhicule adaptés si nécessaire, ainsi que les préjudices des proches. Les besoins futurs sont capitalisés sur l'espérance de vie ou versés sous forme de rente.

Ce sont les séquelles cognitives et comportementales sans atteinte physique apparente : troubles de l'attention et de la mémoire, fatigabilité, difficultés d'organisation, irritabilité, perte d'initiative. Souvent sous-évaluées, elles doivent être objectivées par un bilan neuropsychologique et décrites par l'entourage pour être indemnisées.

Oui. Même avec une imagerie normale, un syndrome post-commotionnel persistant (maux de tête, troubles de la concentration, fatigue) ouvre droit à réparation dès lors que le lien avec l'accident est établi, notamment par la continuité du suivi médical et par un bilan neuropsychologique.

L'action en réparation d'un dommage corporel se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé. Pour une victime mineure, la prescription ne court pas pendant la minorité. Après un accident de la circulation, l'assureur doit en outre respecter des délais pour présenter son offre.

L'assistance par tierce personne répare le besoin d'aide humaine : aide aux gestes du quotidien, mais aussi surveillance, stimulation et présence de sécurité, souvent nécessaires après une atteinte cérébrale. Elle s'évalue en heures, sur la base du coût d'une aide professionnelle, même lorsque ce sont les proches qui l'assurent, puis se capitalise sur l'espérance de vie.

Il faut l'examiner avec prudence. Les premières offres sont souvent formulées avant la consolidation ou à partir d'une expertise non assistée, et minorent les postes les plus lourds. Une transaction signée est en principe définitive : elle doit être évaluée par un avocat de victime et un médecin-conseil indépendant avant tout accord.

La consolidation est la date à laquelle l'état de la victime se stabilise et où les séquelles peuvent être évaluées définitivement. Elle conditionne l'évaluation des préjudices permanents et le point de départ de la prescription. Après une atteinte cérébrale, et plus encore chez l'enfant, elle est souvent fixée tardivement, ce qui justifie des provisions dans l'intervalle.

Oui. Le conjoint, les enfants, les parents ou les frères et sœurs peuvent être indemnisés de leur préjudice d'affection, du bouleversement de leurs conditions d'existence et des pertes de revenus ou frais qu'ils supportent du fait de l'accident, en qualité de victimes par ricochet.

Oui. Dans un arrêt du 10 octobre 2024 (n° 23-11.736), la Cour de cassation a jugé que le préjudice du proche qui partage la vie d'une victime handicapée, au titre du bouleversement de ses conditions d'existence, ne se confond pas avec l'indemnité de tierce personne versée à la victime. Le proche peut donc être indemnisé en plus de l'aide humaine allouée à la victime.