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Traumatisme crânien

Avocat bébé secoué : diagnostic et droits

Avocat bébé secoué : diagnostic du syndrome, signalement, séquelles et droits de l'enfant victime et de sa famille, expliqués avec prudence.

Avocat bébé secoué : diagnostic et droits

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Par une démarche médicale complète : imagerie cérébrale, fond d'œil, imagerie du squelette, bilan biologique et examen clinique, confrontés aux explications données par les adultes. La présence d'un hématome sous-dural, d'hémorragies rétiniennes et d'une souffrance cérébrale est évocatrice, mais les diagnostics différentiels doivent toujours être écartés.

Oui. Le code pénal autorise le médecin à signaler au procureur de la République les sévices constatés sur un mineur, sans l'accord des parents. Sauf mauvaise foi établie, ce signalement ne peut engager sa responsabilité civile, pénale ou disciplinaire.

Oui. L'enfant victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice : soins, aide humaine, scolarité, avenir professionnel, préjudices personnels. La commission d'indemnisation des victimes d'infractions peut aussi être saisie, sous conditions, y compris lorsque l'auteur est insolvable ou non identifié.

Parce que les séquelles d'un nourrisson cérébro-lésé ne se révèlent qu'avec son développement. La consolidation est souvent repoussée jusqu'à l'âge adulte. Dans l'intervalle, des provisions financent les besoins de l'enfant et de sa famille.

L'autre parent peut défendre ses intérêts. Lorsque ce n'est pas possible ou suffisant, un administrateur ad hoc est désigné pour représenter l'enfant dans la procédure et exercer ses droits de partie civile.

Oui. Les parents et la fratrie sont victimes par ricochet : préjudice d'affection, bouleversement de leurs conditions d'existence, pertes de revenus lorsqu'un parent réduit son activité, frais engagés pour accompagner l'enfant.

Elles appartiennent à l'enfant. Pendant sa minorité, leur gestion obéit aux règles de l'administration légale, et certains actes nécessitent l'autorisation du juge. Le cabinet conseille la famille sur les modalités de placement et de protection de ces fonds.

Non. Dans un arrêt du 30 avril 2024 (n° 22/03484), la cour d'appel de Pau, appliquant la jurisprudence de la Cour de cassation, a refusé de déduire cette allocation de l'indemnité d'aide humaine d'un enfant victime d'un secouement, car elle n'a pas de caractère indemnitaire. La prestation de compensation du handicap a, en revanche, été déduite.