Avocat grand brûlé : brûlures graves
Avocat grand brûlé : indemnisation des brûlures graves, des greffes et cicatrices, des soins à vie, du préjudice esthétique et des revenus perdus.

Une victime de brûlures graves a droit à la réparation intégrale de ses préjudices dès lors qu'un tiers est responsable ou qu'un régime d'indemnisation s'applique : accident de la route, incendie, explosion, accident domestique causé par un produit défectueux, accident du travail ou agression. L'indemnisation des brûlures couvre les soins et greffes de peau, les vêtements compressifs et la rééducation sur toute la vie, les cicatrices et le préjudice esthétique, les souffrances endurées, la perte de revenus et l'aide humaine. Un avocat grand brûlé intervient pour que chacun de ces postes soit décrit à l'expertise et chiffré à sa juste mesure.
Les brûlures graves figurent parmi les atteintes les plus lourdes du dommage corporel. Le parcours commence souvent par une réanimation en centre de traitement des grands brûlés, se poursuit par des mois de chirurgie et de rééducation, et laisse des séquelles physiques et psychologiques durables. Pendant ce temps, la victime et sa famille doivent aussi répondre aux assureurs. Les choix faits dans les premiers mois pèsent sur toute la suite du dossier.
Brûlures graves : de quoi parle-t-on ?
La gravité d'une brûlure dépend de sa profondeur, de son étendue, exprimée en pourcentage de la surface corporelle, et de sa localisation. Les brûlures du 3e degré détruisent toute l'épaisseur de la peau : elles ne cicatrisent pas spontanément et imposent le plus souvent des greffes. Certaines atteignent les structures plus profondes, muscles, tendons ou os, et peuvent conduire à une amputation.
Les brûlures du visage, du cou, des mains, des pieds, du périnée et des plis de flexion ont un retentissement particulier, esthétique et fonctionnel. L'origine de la brûlure, thermique (flamme, liquide bouillant, contact), chimique, électrique ou par rayonnement, oriente à la fois la prise en charge médicale et le fondement juridique de l'indemnisation. L'inhalation de fumées, fréquente lors d'un incendie, ajoute parfois des séquelles respiratoires.
Le parcours du grand brûlé et de sa famille
Le grand brûlé est pris en charge dans un centre de traitement des grands brûlés, puis en chirurgie plastique et reconstructrice, et enfin en centre de rééducation. Ce parcours est long, douloureux et souvent ponctué de nouvelles interventions plusieurs années après l'accident.
- la phase aiguë : réanimation, pansements sous anesthésie, excisions et greffes de peau, risques infectieux ;
- la phase de cicatrisation : port de vêtements compressifs sur mesure, souvent jour et nuit pendant de longs mois, masques, orthèses, crèmes et soins de peau quotidiens ;
- la rééducation : kinésithérapie, ergothérapie, lutte contre les rétractions qui limitent la mobilité des articulations ;
- la chirurgie secondaire : libération de brides, nouvelles greffes, lasers, interventions sur les cicatrices hypertrophiques ;
- l'accompagnement psychologique : stress post-traumatique, troubles de l'image de soi, anxiété, retentissement sur la vie sociale et affective.
Les proches sont fortement mis à contribution : présence à l'hôpital parfois loin du domicile, aide au quotidien après le retour, soins de peau, accompagnement aux rendez-vous. Leurs frais et leurs propres préjudices sont également indemnisables.
Qui indemnise les brûlures ? Les régimes selon l'origine de l'accident
Accident de la route
Lorsqu'un véhicule terrestre à moteur est impliqué, par exemple dans un accident suivi d'un incendie, la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, s'applique. Le piéton, le cycliste ou le passager est indemnisé de ses dommages corporels sans que sa faute puisse lui être opposée, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident. Le conducteur peut aussi être indemnisé, sa faute éventuelle pouvant limiter son droit. Si le responsable n'est pas assuré ou pas identifié, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) intervient.
Incendie, explosion et accident domestique
Un incendie d'habitation, une explosion de gaz, l'éclatement d'un appareil ou l'inflammation d'un produit peuvent engager plusieurs responsabilités. Lorsque la brûlure provient d'un appareil ou d'un produit défectueux (chauffe-eau, friteuse, batterie, appareil de chauffage, produit inflammable), la responsabilité du fait des produits défectueux, prévue aux articles 1245 et suivants du code civil, permet d'agir contre le producteur sans avoir à prouver de faute : il suffit d'établir le défaut, le dommage et le lien entre les deux.
Lorsqu'une installation est en cause (chaudière, réseau de gaz ou d'électricité d'un immeuble), la responsabilité du fait des choses, prévue à l'article 1242 du code civil, s'applique au gardien de la chose. La responsabilité pour faute de l'article 1240 du code civil peut aussi être recherchée contre un installateur, un mainteneur, un bailleur ou un voisin. L'identification du bon responsable, et de son assureur, est déterminante. Elle suppose souvent de recueillir rapidement les rapports des pompiers, de l'enquête et des experts techniques.
Agression et infraction
Les brûlures volontaires, par exemple par jet de produit corrosif ou par incendie criminel, relèvent de la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI), qui peut, sous conditions, indemniser la victime même lorsque l'auteur est insolvable ou inconnu. La constitution de partie civile dans la procédure pénale permet aussi d'accéder au dossier et de faire valoir ses droits.
Accident du travail
Le salarié brûlé dans le cadre de son travail est d'abord indemnisé de manière forfaitaire par la caisse au titre de la législation des accidents du travail. Lorsque l'accident résulte d'une faute inexcusable de l'employeur, par exemple un manquement aux règles de sécurité face à un risque connu, une indemnisation complémentaire peut être obtenue. Si un tiers étranger à l'entreprise est responsable, une action de droit commun est possible contre lui.
Accident médical
Une brûlure peut aussi survenir lors d'un soin : bistouri électrique, laser, produit appliqué sur la peau. La responsabilité du professionnel ou de l'établissement de santé est alors recherchée, ou la solidarité nationale par l'ONIAM, notamment après avis d'une commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) lorsque les conditions sont réunies.
L'indemnisation des brûlures poste par poste
La nomenclature Dintilhac, utilisée par les juridictions et les assureurs, distingue les préjudices patrimoniaux, qui ont une traduction économique, et les préjudices extra-patrimoniaux, qui touchent à la personne. Pour un grand brûlé, presque tous les postes sont concernés.
Avant la consolidation
- les dépenses de santé actuelles restées à charge : dépassements d'honoraires, soins non remboursés, crèmes et produits cutanés, vêtements compressifs non pris en charge ;
- les frais divers : transports vers les centres de soins, hébergement des proches, frais de garde des enfants, assistance d'un médecin-conseil ;
- l'assistance par tierce personne temporaire, pour les soins de peau, l'habillage avec les vêtements compressifs, les actes de la vie courante ;
- la perte de gains professionnels actuels pendant les arrêts de travail ;
- le déficit fonctionnel temporaire, qui répare la gêne dans la vie quotidienne pendant l'hospitalisation et la convalescence ;
- les souffrances endurées, souvent très élevées chez le grand brûlé (douleurs des pansements, greffes, rééducation, angoisse) ;
- le préjudice esthétique temporaire, lié à l'aspect des lésions et au port prolongé de vêtements compressifs et de masques.
Après la consolidation
- les dépenses de santé futures : renouvellement des vêtements compressifs, soins de peau, kinésithérapie, suivi psychologique, chirurgie de reprise programmée ;
- l'assistance par tierce personne permanente lorsque les séquelles limitent l'autonomie ;
- les frais de logement et de véhicule adaptés, notamment en cas d'atteinte des mains, de rétractions importantes ou d'amputation ;
- la perte de gains professionnels futurs et l'incidence professionnelle, lorsque les séquelles interdisent ou compliquent la reprise du métier, notamment pour les emplois exposés à la chaleur, au soleil ou au contact du public ;
- le déficit fonctionnel permanent, qui couvre les séquelles physiques (raideurs, troubles de la sensibilité et de la thermorégulation, prurit, douleurs) et psychiques ;
- le préjudice esthétique permanent ;
- le préjudice d'agrément, lorsque la victime ne peut plus pratiquer une activité sportive ou de loisir, par exemple les activités au soleil, en piscine ou en mer ;
- le préjudice sexuel et le préjudice d'établissement lorsque la vie affective ou familiale est atteinte.
Cicatrices et préjudice esthétique : un poste central
Chez le grand brûlé, le préjudice esthétique est souvent l'un des postes les plus importants. L'expert l'évalue habituellement sur une échelle de 1 à 7, en fonction de l'étendue, de la localisation et de l'aspect des cicatrices, des greffes, des zones de pigmentation altérée, des déformations ou des amputations. Le visage, le cou et les mains, exposés en permanence au regard d'autrui, ont un poids particulier.
L'évaluation ne peut pas se limiter à une description clinique. Elle doit tenir compte du regard des autres, du retentissement sur l'image de soi, du renoncement à certains vêtements ou situations sociales. Des photographies prises à chaque étape, avant et après les interventions, et des attestations de l'entourage aident l'expert à mesurer ce préjudice. Le préjudice esthétique temporaire, distinct, répare la période pendant laquelle la victime a dû vivre avec des lésions ouvertes, des pansements et des vêtements compressifs.
L'expertise médicale d'un grand brûlé
L'expertise décrit les lésions, les séquelles et leur retentissement, et fixe la date de consolidation. Chez le grand brûlé, la consolidation est souvent tardive : les cicatrices évoluent pendant de longs mois, et la chirurgie reconstructrice peut se poursuivre des années. Une consolidation fixée trop tôt, avant la fin des interventions, conduit à sous-évaluer durablement les séquelles.
- être assisté à chaque examen par un médecin-conseil de victime, indépendant des assureurs ;
- demander une mission d'expertise complète, couvrant tous les postes de la nomenclature, y compris les besoins futurs en soins et en matériel ;
- réunir les comptes rendus d'hospitalisation, opératoires et de rééducation, les prescriptions de vêtements compressifs et d'orthèses ;
- conserver un journal des soins quotidiens et du temps consacré par les proches ;
- documenter l'évolution des cicatrices par des photographies datées ;
- solliciter, si nécessaire, un avis spécialisé en chirurgie plastique ou en psychiatrie, et un bilan d'ergothérapie pour l'aide humaine et l'aménagement du domicile.
Lorsqu'une nouvelle intervention ou une dégradation survient après la consolidation, une demande d'indemnisation au titre de l'aggravation reste possible. Il est donc important que le rapport d'expertise décrive précisément l'état de la victime au jour de la consolidation.
Soins à vie, vêtements compressifs et rééducation : capitaliser les besoins futurs
Les besoins d'un grand brûlé ne s'arrêtent pas à la consolidation. Vêtements compressifs à renouveler, soins de peau, protection solaire, séances de kinésithérapie, suivi psychologique, chirurgie de reprise : ces dépenses reviennent régulièrement. Pour les indemniser sous forme de capital, on évalue le coût annuel de chaque besoin, sa fréquence de renouvellement, puis on applique un coefficient tiré d'un barème de capitalisation, qui dépend de l'âge de la victime et d'un taux d'actualisation.
Le choix du barème et la liste précise des besoins retenus par l'expert ont un effet déterminant sur le montant. Un besoin omis dans le rapport d'expertise est difficile à faire indemniser ensuite. C'est pourquoi les besoins futurs doivent être chiffrés sur devis et sur prescriptions, et non sur une estimation forfaitaire.
Les pièges des offres d'assureur
En cas d'accident de la circulation, l'article L. 211-9 du code des assurances impose à l'assureur de présenter une offre dans les huit mois de l'accident ; cette offre peut être provisionnelle lorsque l'assureur n'a pas été informé de la consolidation dans les trois mois de l'accident, l'offre définitive devant alors intervenir dans les cinq mois suivant cette information. Dans tous les régimes, des provisions peuvent aussi être demandées à l'amiable ou devant le juge des référés.
- une consolidation proposée alors que la chirurgie reconstructrice n'est pas terminée ;
- un préjudice esthétique évalué sans tenir compte de la localisation des cicatrices sur le visage ou les mains ;
- des dépenses de santé futures limitées aux soins remboursés, sans les vêtements compressifs, les soins de peau ou la chirurgie de reprise ;
- une aide humaine sous-évaluée, ou chiffrée au rabais lorsqu'elle est assurée par la famille ;
- l'oubli du préjudice esthétique temporaire, du préjudice sexuel ou du préjudice d'agrément ;
- une offre définitive présentée comme urgente, avant que les besoins futurs aient été évalués.
Une transaction signée est difficile à remettre en cause. Avant toute signature, le chiffrage doit être vérifié poste par poste.
Ce que jugent les tribunaux : décisions récentes
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, chambre 1-6, 21 novembre 2024, RG n° 22/11967 : une locataire née en 1950, victime d'un malaise dans ses toilettes, avait été brûlée sur 8 % du corps par l'eau d'un tuyau d'eau chaude qui avait cédé. Le tribunal l'avait déboutée, l'expert jugeant l'installation correcte. La cour infirme : le tuyau, à portée de main, non plaqué ni fixé au mur, dans une pièce exiguë où un malaise n'a rien d'imprévisible, occupait une position anormale ; le bailleur social, gardien de la chose, et son assureur sont condamnés in solidum. La cour indemnise les souffrances endurées bien au-delà de l'offre de l'assureur, en raison du caractère particulièrement douloureux des brûlures et de l'étendue des greffes.
Cour d'appel de Rennes, 9e chambre sécurité sociale, 5 juin 2024, RG n° 22/05255 : un peintre sableur avait été brûlé au troisième degré sur 29 % du corps lorsque le solvant qu'il utilisait avait pris feu ; la faute inexcusable de son employeur était reconnue. La cour rehausse les souffrances endurées, les préjudices esthétiques temporaire et permanent, indemnise le surcoût d'un véhicule à boîte automatique sur toute la vie et accorde un préjudice sexuel, la victime ne supportant plus le regard porté sur ses cicatrices. Elle rappelle aussi que l'aide humaine s'indemnise selon le besoin, sans justificatif de dépense, et sans réduction lorsqu'elle est apportée par la famille.
Un cas concret
Dans l'affaire jugée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 21 novembre 2024, la victime avait été retrouvée inconsciente par les pompiers au milieu d'une fuite d'eau chaude. Hospitalisée dans un service de brûlés, elle a subi une greffe de peau, une dizaine de pansements sous anesthésie générale et a porté des vêtements compressifs pendant près d'un an. Le bailleur et son assureur soutenaient qu'elle ne prouvait ni les circonstances de l'accident ni l'anormalité du tuyau, et le tribunal avait retenu que c'était son propre geste, lors du malaise, qui avait provoqué la rupture de la canalisation.
La cour a retenu que l'installation, même conforme aux règles techniques, était anormalement placée pour un lieu d'habitation et a indemnisé poste par poste le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées, les préjudices esthétiques temporaire et définitif, le déficit fonctionnel permanent et l'aide humaine. Cette décision montre qu'une brûlure domestique, même survenue à la suite d'un malaise, peut engager la responsabilité du propriétaire de l'installation.
Le rôle d'un avocat expert en dommage corporel pour les grands brûlés
Le cabinet Dehan-Schinazi, avocats au barreau de Paris, défend les victimes de dommages corporels, et elles seules, partout en France. Pour un grand brûlé, la méthode du cabinet repose sur un accompagnement de long terme, adapté à un parcours de soins qui peut durer des années.
- étude du dossier et identification de tous les responsables et assureurs : conducteur, fabricant, gardien de l'installation, employeur, fonds d'indemnisation ;
- demande de provisions pour financer les besoins sans attendre la consolidation ;
- préparation de chaque expertise avec un médecin-conseil de victime ;
- constitution d'une équipe pluridisciplinaire selon les besoins : ergothérapeute pour l'aide humaine et le matériel, architecte pour l'aménagement du logement, expert technique pour l'origine de l'incendie ou le défaut du produit ;
- chiffrage de chaque poste sur pièces et sur devis, y compris les besoins futurs capitalisés ;
- négociation avec l'assureur, puis saisine du tribunal ou de la CIVI lorsque l'offre reste insuffisante.
Si vous ou l'un de vos proches avez été gravement brûlé, vous pouvez contacter le cabinet : le premier rendez-vous et l'étude de votre dossier sont gratuits. Cette première analyse permet d'identifier le régime applicable, les responsables à mettre en cause et les démarches à engager avant toute offre de l'assureur.
Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.
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Questions fréquentes
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Le plus tôt possible, idéalement pendant l'hospitalisation ou la rééducation. Les preuves de l'origine de l'accident doivent être recueillies rapidement, l'assureur organise souvent un premier examen médical précoce, et des provisions peuvent être demandées pour financer les besoins immédiats.
Oui. Leur coût resté à charge est indemnisé au titre des dépenses de santé, pour la période passée comme pour l'avenir lorsque leur renouvellement est prescrit. Le temps d'aide nécessaire pour les enfiler et réaliser les soins de peau relève de l'assistance par tierce personne.
L'expert le cote habituellement sur une échelle de 1 à 7, selon l'étendue, la localisation et l'aspect des cicatrices et des greffes. Le retentissement sur l'image de soi et la vie sociale doit aussi être pris en compte. Le préjudice esthétique temporaire, avant la consolidation, est indemnisé séparément.
Si l'appareil présentait un défaut, la responsabilité du fait des produits défectueux permet d'agir contre le producteur sans prouver de faute, en établissant le défaut, le dommage et leur lien. Il est essentiel de conserver l'appareil et ses éléments d'identification, et de ne pas le faire réparer ou jeter.
Oui, dans deux cas principaux : si l'accident résulte d'une faute inexcusable de l'employeur, ou si un tiers étranger à l'entreprise est responsable. Dans ces situations, une indemnisation complémentaire peut être recherchée.
Oui. L'aide humaine est indemnisée selon le besoin décrit par l'expert, sans qu'il soit nécessaire de produire des factures, et sans réduction parce qu'elle est assurée par un membre de la famille. La cour d'appel de Rennes l'a rappelé le 5 juin 2024 (RG n° 22/05255) pour un grand brûlé dont l'expert avait retenu un besoin d'aide pendant la phase des soins.
Parce que les cicatrices continuent d'évoluer pendant de longs mois et que la chirurgie reconstructrice se poursuit souvent bien après l'accident. Fixer la consolidation trop tôt risque de faire ignorer des séquelles et des besoins futurs.
Oui. Les proches qui ont engagé des frais (transports, hébergement, perte de revenus pour être présents) ou qui subissent un préjudice d'affection peuvent être indemnisés en tant que victimes par ricochet. L'aide qu'ils apportent à la victime est en outre indemnisée au titre de l'assistance par tierce personne.
Lorsque les brûlures résultent d'une infraction, la CIVI peut être saisie. Lorsqu'elles résultent d'un accident de la circulation avec un responsable non assuré ou non identifié, le FGAO intervient. Ces mécanismes permettent une indemnisation indépendamment de la solvabilité de l'auteur.