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Indemnisation

Préjudice esthétique : temporaire et permanent

Le préjudice esthétique répare l'altération de votre apparence : temporaire avant la consolidation, permanent après, coté de 1 à 7 par l'expert.

Préjudice esthétique : temporaire et permanent

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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C'est le poste qui répare l'altération de l'apparence physique causée par l'accident : cicatrices, déformations, perte d'un membre, boiterie, aides techniques visibles. Il est extrapatrimonial et indemnise l'atteinte à l'image de soi et au regard d'autrui.

Le préjudice esthétique temporaire couvre l'altération de l'apparence avant la consolidation : pansements, plâtres, fixateurs, fauteuil provisoire. Le préjudice esthétique permanent couvre les séquelles définitives après la consolidation. Les deux sont cotés et indemnisés séparément.

Sur une échelle de 1 à 7, de très léger à très important, éventuellement avec des demi-degrés. Il prend en compte la visibilité, la localisation et l'étendue des séquelles, la démarche, la posture et les aides techniques visibles.

Oui. La localisation influe sur la cotation et sur l'indemnisation, mais une cicatrice habituellement couverte reste un préjudice esthétique, visible notamment dans la vie intime, à la plage ou lors d'activités sportives.

Oui. Le recours permanent à une aide technique visible modifie l'apparence de la victime et doit être intégré à la cotation du préjudice esthétique permanent. Le coût du matériel relève, lui, d'autres postes.

Non. Le préjudice esthétique répare l'atteinte à l'apparence. Les frais d'intervention réparatrice relèvent des dépenses de santé, actuelles ou futures, et doivent être chiffrés séparément, sur avis médical.

C'est souvent préférable, car le préjudice esthétique permanent s'apprécie sur un état stabilisé. Si une intervention est prévue, la question doit être discutée avec le médecin-conseil afin d'éviter une cotation figée trop tôt.

Non. C'est un préjudice personnel extrapatrimonial, qui n'est pas soumis au recours des organismes sociaux. L'indemnité revient intégralement à la victime.