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Capitalisation : comment sont indemnisés les préjudices futurs

Capitalisation des préjudices futurs : comment un besoin annuel devient un capital ou une rente, barème, taux, espérance de vie et points à discuter.

Capitalisation : comment sont indemnisés les préjudices futurs

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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On détermine le coût annuel du besoin, on fixe sa durée, viagère ou temporaire, puis on multiplie ce coût par un coefficient issu d'un barème de capitalisation, qui dépend de l'âge de la victime, de son espérance de vie et d'un taux d'actualisation.

C'est le coefficient du barème de capitalisation : la somme qu'il faut verser aujourd'hui pour garantir le paiement d'un euro chaque année pendant la durée considérée, compte tenu de l'espérance de vie de la victime et du taux d'actualisation retenu.

Aucun texte n'impose un barème unique. Plusieurs barèmes existent, fondés sur des tables de mortalité et des taux différents. Le juge retient celui qui lui paraît assurer la réparation intégrale, et le choix doit être discuté, car il peut faire varier fortement le montant.

Cela dépend de la situation de la victime. Le capital permet de financer un projet, comme l'achat d'un logement adapté, mais expose au risque de placement. La rente est versée pendant toute la durée du besoin et en principe indexée. Une formule mixte est souvent possible.

Plus le taux est élevé, plus le coefficient de capitalisation est faible et plus l'indemnité est basse. Un taux trop optimiste suppose des placements que la victime ne pourra pas forcément obtenir, avec le risque que le capital s'épuise avant la fin de ses besoins.

Il peut le soutenir, mais cette affirmation doit reposer sur des éléments médicaux précis propres à la victime. Elle se discute à l'expertise et devant le juge, et ne peut pas être présumée du seul fait du handicap.

Non. Les besoins écoulés entre la consolidation et la date du jugement ou de la transaction sont des arrérages échus : ils se calculent en multipliant le coût annuel par la durée écoulée. Seuls les besoins postérieurs à cette date sont capitalisés.

Oui. Le besoin d'assistance par tierce personne est indemnisé même lorsque les proches l'assurent, et son indemnisation ne peut être réduite au seul motif que l'aide est familiale. Le besoin futur est capitalisé ou versé sous forme de rente, comme l'aide d'un intervenant extérieur.