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Accident de la route

Accident de bus, tram ou métro : indemnisation

Accident de bus, tram ou métro : le passager blessé est indemnisé, mais le régime change selon le mode de transport et le lieu exact de l'accident.

Accident de bus, tram ou métro : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Non. Le bus étant un véhicule terrestre à moteur impliqué dans l'accident, la loi Badinter s'applique : le passager est indemnisé sans avoir à prouver une faute du conducteur, et sa propre faute ne peut lui être opposée que s'il s'agit d'une faute inexcusable cause exclusive de l'accident.

Pour un passager de bus, ce reproche ne suffit pas, en principe, à caractériser une faute inexcusable, notion réservée à des comportements d'une exceptionnelle gravité. Pour le métro ou le train, la faute du voyageur ne libère en principe le transporteur que si elle présente les caractères de la force majeure.

En principe non, car le métro circule sur des voies qui lui sont propres. Le passager agit alors contre le transporteur, tenu d'une obligation de sécurité pendant le transport. Le régime précis dépend du moment et du lieu de l'accident.

Cela dépend du lieu. La loi Badinter exclut les tramways circulant sur une voie qui leur est propre ; elle s'applique en revanche lorsque le tramway circule sur une portion partagée avec les autres usagers, comme un carrefour. L'analyse des lieux est décisive.

C'est possible, mais il faut en principe démontrer un manquement de l'exploitant à son obligation de sécurité : sol glissant, défaut d'éclairage, équipement défectueux, affluence non maîtrisée. Les images de vidéoprotection et les témoignages sont alors essentiels.

Le passager peut demander l'indemnisation de l'intégralité de son préjudice à l'assureur de l'un quelconque des véhicules impliqués. Les assureurs se répartissent ensuite la charge entre eux, sans que la victime ait à attendre l'issue de ce débat.

Une agression n'est pas en principe un accident de la circulation. L'indemnisation peut relever de la CIVI, sous conditions, et éventuellement d'une action contre l'exploitant au titre de son obligation de sécurité. Chaque voie doit être étudiée selon les circonstances.

L'action en réparation d'un dommage corporel se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation. Mais les preuves, notamment les images de vidéoprotection, disparaissent en quelques jours ou semaines : il faut agir sans attendre.

Oui. Accepter une provision n'empêche pas de faire désigner un expert par le juge. Dans une ordonnance du 19 mars 2026 (n° 25/02037), le juge des référés de Grenoble a ordonné une expertise judiciaire pour une passagère de 84 ans blessée dans un bus, qui avait pourtant accepté une provision amiable de 12 000 euros, et lui a accordé en plus une provision de 2 500 euros pour couvrir les frais de la procédure.