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Accident de la vie

Catastrophe naturelle ou technologique : les victimes

Victime d'une catastrophe naturelle ou technologique : responsabilités, assurances, fonds de garantie et indemnisation des dommages corporels.

Catastrophe naturelle ou technologique : les victimes

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions que vous nous posez le plus souvent. Si la vôtre n’y figure pas, notre équipe est juste à un clic.

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Non. Elle couvre les dommages matériels directs aux biens assurés. Les dommages corporels relèvent d'autres voies : responsabilité d'un tiers, assurances de personnes comme la garantie des accidents de la vie, ou fonds de garantie selon les circonstances.

Oui, lorsqu'une faute ou un défaut a contribué au dommage : ouvrage mal conçu ou mal entretenu, défaut de prévention ou d'alerte, construction en zone exposée. L'événement naturel exceptionnel peut toutefois exonérer un responsable s'il présente les caractères de la force majeure.

Les dommages corporels sont réparés selon le droit commun de la responsabilité, le plus souvent par l'exploitant de l'installation et son assureur. Le régime des catastrophes technologiques concerne principalement les dommages aux biens.

Oui. Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) assure la réparation intégrale des préjudices corporels des victimes d'actes de terrorisme, selon une procédure qui lui est propre.

Pas nécessairement. Selon la situation, des provisions peuvent être obtenues et des démarches d'indemnisation engagées sans attendre le jugement pénal. La stratégie dépend des responsables identifiés et des dispositifs mis en place.

Elle peut couvrir certains dommages corporels liés à des catastrophes, selon les conditions du contrat (seuil d'intervention, plafonds, exclusions). Ses prestations peuvent se cumuler, selon les règles applicables, avec l'indemnisation versée par un responsable.

Oui, lorsque votre proche a été gravement blessé ou est décédé. Depuis un arrêt de la chambre mixte de la Cour de cassation du 25 mars 2022 (n° 20-17.072), le préjudice d'attente et d'inquiétude des proches est réparé de façon autonome, en plus du préjudice d'affection. Les proches d'une victime qui a survécu peuvent aussi le réclamer (Cass. 2e civ., 27 octobre 2022, n° 21-24.425).

Une association peut agir dans la procédure pénale et défendre l'intérêt collectif des victimes. Elle ne remplace pas la demande individuelle de chaque victime, qui repose sur sa propre expertise médicale et sa situation personnelle.

Oui, lorsqu'une voie d'indemnisation est ouverte : responsabilité d'un tiers, fonds de garantie ou contrat d'assurance. Les proches peuvent obtenir réparation de leur préjudice d'affection, de la perte de revenus du foyer et des frais d'obsèques, ainsi que, selon les cas, du préjudice d'attente et d'inquiétude.