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Indemnisation

Préjudice d'agrément (PA)

Le préjudice d'agrément répare l'impossibilité, après l'accident, de continuer à pratiquer une activité sportive ou de loisir déterminée que vous exerciez auparavant. C'est un poste personnel souvent minoré par l'assureur, qui exige une preuve rigoureuse de la pratique antérieure.

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Le déficit fonctionnel permanent (DFP) répare l'altération définitive de vos fonctions, les douleurs permanentes et la perte générale de qualité de vie, exprimée en taux d'AIPP. Le préjudice d'agrément répare quelque chose de plus précis : l'impossibilité de pratiquer une activité de sport ou de loisir déterminée que vous exerciez avant l'accident. Une même séquelle peut justifier les deux postes ; ils ne doivent pas être confondus ni l'un absorbé par l'autre.

Par tout justificatif établissant une pratique antérieure régulière : licence sportive ou fédérale, inscription à un club ou une association, attestations de partenaires ou d'entraîneurs, classements et résultats de compétition, photographies datées, abonnements et frais récurrents. Plus la pratique est documentée et ancienne, plus l'indemnisation est solide. Il faut aussi en parler précisément à l'expert lors de l'expertise médicale.

La jurisprudence exige une activité spécifique pratiquée de manière régulière avant l'accident. Une privation diffuse ou un loisir occasionnel et non documenté risque de ne pas être indemnisé au titre de l'agrément. C'est l'identification précise de l'activité et la preuve de sa régularité qui caractérisent le préjudice ; à défaut, le retentissement reste apprécié au titre du déficit fonctionnel permanent.

Oui. La Cour de cassation juge que l'indemnisation d'un préjudice n'est pas subordonnée à la conscience que la victime peut en avoir. Une victime gravement atteinte, par exemple à la suite d'un traumatisme crânien sévère, peut donc être indemnisée de la perte de la possibilité de pratiquer ses activités, indépendamment de son aptitude à en ressentir le manque.

La rente d'accident du travail indemnise forfaitairement les conséquences professionnelles et fonctionnelles, mais pas les préjudices personnels comme le préjudice d'agrément. C'est par l'action de droit commun, notamment en cas de faute inexcusable de l'employeur, que vous pouvez obtenir réparation de ce poste, en complément de la majoration de la rente.