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Traumatisme crânien

Coma et éveil de coma : les droits de la famille

Coma et éveil de coma : représenter la victime, obtenir des provisions et faire valoir les droits de la famille dès la réanimation.

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Rassembler les éléments sur l'accident, conserver les justificatifs de frais, identifier l'assureur, engager les démarches administratives et, si nécessaire, demander une mesure de protection pour que la victime soit représentée. Des provisions peuvent être demandées sans attendre l'évolution médicale.

Oui. La Cour de cassation juge que l'état végétatif n'exclut aucun chef d'indemnisation : les préjudices personnels, dont les souffrances endurées, sont indemnisés en fonction de l'atteinte subie. Seul le préjudice d'angoisse de mort imminente suppose la preuve que la victime avait conscience de son état.

Une représentation est nécessaire pour accomplir les actes juridiques au nom de la victime. Selon la situation, une sauvegarde de justice avec mandataire spécial, une tutelle ou une habilitation familiale peuvent être demandées au juge des contentieux de la protection, sur certificat médical circonstancié.

Oui. Les frais de déplacement et d'hébergement des proches au chevet de la victime, ainsi que leurs pertes de revenus, sont indemnisables. Ils peuvent être inclus dans les demandes de provisions et doivent être justifiés.

Le préjudice d'affection, le bouleversement des conditions d'existence, les pertes de revenus et les frais exposés. Ils sont indemnisés en qualité de victimes par ricochet, distinctement de l'indemnisation de la victime.

Souvent tardivement, parfois plusieurs années après l'accident, lorsque l'état n'évolue plus de façon significative. Fixer la consolidation trop tôt risque de sous-estimer les séquelles ; des provisions financent les besoins dans l'intervalle.

C'est un état de conscience minimale : la victime présente des signes de conscience limités et fluctuants, comme suivre du regard ou répondre ponctuellement à une consigne simple. Il se distingue de l'état végétatif, où aucune conscience de soi ou de l'environnement n'est décelée. Les deux situations imposent une assistance permanente, indemnisée sur toute la vie.

Ses héritiers peuvent poursuivre l'action pour les préjudices qu'elle a subis jusqu'à son décès. Ils peuvent aussi agir pour leurs propres préjudices : préjudice d'affection, préjudice d'accompagnement, frais d'obsèques et préjudice économique.

Oui. Dans un arrêt du 21 octobre 2021 (n° 18/06048), la cour d'appel de Bordeaux a indemnisé les souffrances endurées par un piéton resté près de quatre mois dans un coma profond avant son décès, l'indemnité revenant à sa fille. Elle a seulement écarté le préjudice d'angoisse de mort imminente, qui suppose la conscience de son état.