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Accident de la vie

Avocat accident de ski : indemnisation

Avocat accident de ski : collision entre skieurs, piste mal signalée, télésiège, le cabinet défend l'indemnisation du skieur blessé face aux assureurs.

Avocat accident de ski : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Il faut réunir sans tarder les témoignages, le rapport des pisteurs-secouristes et toute image disponible. Un dépôt de plainte pour blessures involontaires peut permettre une enquête. Si l'auteur reste inconnu, la garantie des accidents de la vie de la victime et, sous conditions, la CIVI peuvent être sollicitées.

Le skieur qui a commis une faute, appréciée au regard des règles de conduite de la Fédération internationale de ski : maîtrise de la vitesse, priorité au skieur situé en aval, dépassement à distance suffisante. Celui qui arrive par l'amont et percute un skieur en contrebas est en principe fautif.

La victime peut agir contre l'autre skieur en sa qualité de gardien de ses skis, sans prouver de faute. Dans un arrêt du 20 mars 2025 (RG n° 22/19601), la cour d'appel de Paris a ainsi déclaré responsable le skieur entré en collision avec la victime au croisement de deux pistes, alors qu'il était impossible d'établir lequel des deux était en amont : il ne pouvait s'exonérer qu'en prouvant une faute de la victime.

Pendant le trajet, l'exploitant est tenu d'une obligation de sécurité de résultat. Lors de l'embarquement et du débarquement, il n'est tenu que d'une obligation de moyens : il faut alors démontrer un manquement, par exemple une vitesse inadaptée ou un défaut de surveillance. La cour d'appel de Chambéry a ainsi retenu, le 17 juin 2021 (RG n° 19/01707), la faute de l'exploitant dont l'agent n'avait arrêté le télésiège qu'après la chute d'une skieuse restée assise à l'arrivée.

Rarement pour un accident grave. Ces assurances couvrent surtout les frais de secours, de rapatriement et le forfait non utilisé. La réparation complète des préjudices corporels passe par l'assurance de responsabilité du responsable ou, en l'absence de responsable, par une garantie des accidents de la vie.

Sans faute d'un tiers ni manquement de l'exploitant, l'indemnisation dépend des contrats souscrits : garantie des accidents de la vie, contrat individuel accident, garantie liée à une carte bancaire ou au forfait. Il faut vérifier les conditions et les seuils de chacun.

Oui, au titre du préjudice d'agrément, lorsque la victime justifie d'une pratique sportive ou de loisir antérieure qu'elle ne peut plus exercer ou qu'elle ne pratique plus que de façon limitée. Les licences, photos et attestations sont utiles pour l'établir.

Oui. Le dossier se traite essentiellement par écrit et lors de l'expertise, et le cabinet accompagne les victimes quel que soit le lieu de l'accident.