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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien après un accident : obtenir l'indemnisation intégrale

Traumatisme crânien après un accident de la route : loi Badinter, offre de l'assureur, provisions et transaction, les pièges à éviter pour la victime.

Traumatisme crânien après un accident : obtenir l'indemnisation intégrale

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Oui. Les troubles cognitifs et comportementaux (mémoire, attention, fatigabilité, irritabilité, perte d'initiative) sont des séquelles indemnisables au même titre que les atteintes physiques. Ils doivent être objectivés par un bilan neuropsychologique et décrits par l'entourage, puis pris en compte à l'expertise.

Dans les huit mois de l'accident, sous forme d'offre provisionnelle si l'état n'est pas consolidé, puis dans les cinq mois suivant la date à laquelle il a été informé de la consolidation pour l'offre définitive. Une offre tardive ou manifestement insuffisante l'expose à des intérêts au double du taux légal.

C'est possible. Sa faute peut limiter ou exclure son indemnisation au titre de la loi Badinter, mais elle doit être prouvée. Son propre contrat peut aussi comporter une garantie du conducteur, dans les limites prévues au contrat.

Agir sans attendre : la transaction peut être dénoncée dans les quinze jours de sa conclusion, par lettre recommandée avec accusé de réception. Au-delà, une remise en cause reste possible dans certains cas, notamment si les facultés de la victime étaient altérées lors de la signature, mais elle est beaucoup plus difficile.

Dès que les troubles empêchent la victime de défendre seule ses intérêts, et avant toute transaction avec l'assureur. Le juge des contentieux de la protection peut ouvrir une sauvegarde de justice, une curatelle, une tutelle ou une habilitation familiale, au vu d'un certificat médical circonstancié.

Oui. Une reprise à temps partiel, sur un poste moins qualifié ou au prix d'une fatigue accrue donne lieu à indemnisation au titre de la perte de gains professionnels futurs et de l'incidence professionnelle, deux postes distincts qui peuvent se cumuler.

Une aggravation des séquelles, médicalement constatée, ouvre droit à une nouvelle évaluation et à une indemnisation complémentaire. Le délai de dix ans pour agir court alors à compter de la consolidation de l'aggravation.