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Traumatisme crânien

Handicap invisible après un traumatisme crânien

Handicap invisible après un traumatisme crânien : mémoire, attention, fatigue, comportement. Des séquelles réelles, à prouver pour être indemnisées.

Handicap invisible après un traumatisme crânien

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Oui. Les troubles cognitifs et comportementaux consécutifs à un traumatisme crânien sont des séquelles indemnisables au même titre qu'une atteinte physique. Ils sont pris en compte dans le déficit fonctionnel permanent, l'aide humaine, l'incidence professionnelle et les autres postes, à condition d'être objectivés par des bilans et décrits par l'entourage.

Oui. Une imagerie normale ou peu parlante n'exclut pas des troubles fonctionnels réels. Ce sont alors le bilan neuropsychologique, l'évaluation en situation de vie réelle et les témoignages qui établissent les séquelles. Le dossier médical initial, qui décrit la gravité du traumatisme au moment de l'accident, reste également essentiel.

Cette situation est fréquente : c'est l'anosognosie, la méconnaissance par la victime de ses propres troubles. Il faut alors s'appuyer sur des bilans objectifs et sur des attestations précises de l'entourage, et faire en sorte qu'un proche puisse s'exprimer lors de l'expertise.

Toute personne qui connaît la victime : conjoint, parents, enfants, amis, collègues, employeur, enseignants. L'attestation est écrite, datée et signée de la main de son auteur, accompagnée d'une copie de sa pièce d'identité. Elle décrit des faits précis et datés, en comparant la situation avant et après l'accident.

Avant l'expertise, et suffisamment près de celle-ci pour refléter l'état actuel de la victime. Si l'état évolue pendant la rééducation, un nouveau bilan peut être nécessaire avant la consolidation. Le cabinet aide à choisir le moment et le professionnel adaptés.

Oui. Le conjoint, les parents ou les enfants qui partagent la vie de la victime peuvent être indemnisés en tant que victimes par ricochet : préjudice d'affection, bouleversement de leurs conditions d'existence, pertes de revenus lorsqu'ils réduisent leur activité pour s'occuper d'elle.

Oui, lorsque les troubles cognitifs la rendent nécessaire et que l'expert la retient. Le besoin d'aide humaine s'évalue selon les besoins de la victime, et non selon les dépenses engagées : il ne peut être réduit parce qu'un proche apporte cette aide gratuitement, comme l'a rappelé la cour d'appel de Bordeaux le 14 mai 2024 (n° 21/00264) pour une jeune victime de troubles cognitifs.