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Traumatisme crânien

Bébé secoué : procédure pénale et indemnisation

Bébé secoué : procédure pénale, administrateur ad hoc, partie civile et CIVI. Comment l'enfant victime et ses proches obtiennent leur indemnisation.

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Cela dépend des conséquences. Lorsque les violences ont entraîné la mort ou une infirmité permanente d'un enfant de moins de quinze ans, ce sont des crimes. Lorsqu'elles ont entraîné une incapacité temporaire sans séquelle permanente, elles relèvent du délit et du tribunal correctionnel.

C'est la personne désignée par le procureur, le juge d'instruction ou la juridiction de jugement pour représenter l'enfant lorsque ses parents ne peuvent pas défendre pleinement ses intérêts, notamment lorsque l'un d'eux est mis en cause. Il exerce au nom de l'enfant les droits de la partie civile.

Non. Des provisions peuvent être demandées pendant la procédure, notamment devant la CIVI. L'indemnisation définitive intervient en revanche après la consolidation de l'enfant, souvent des années après les faits, parfois lors d'une audience distincte consacrée aux intérêts civils.

La commission d'indemnisation des victimes d'infractions peut être saisie. Lorsque les conditions sont réunies, elle permet une réparation intégrale financée par le Fonds de garantie, qui se retourne ensuite contre l'auteur.

En principe dans les trois ans de l'infraction, délai prorogé d'un an après la dernière décision de la juridiction pénale. Un relevé de forclusion est possible dans certains cas. Mieux vaut agir tôt, sans attendre la fin de la procédure.

Oui, en leur nom personnel pour leurs propres préjudices, et pour l'enfant lorsque leurs intérêts ne s'opposent pas aux siens. Le parent mis en cause ne peut évidemment pas représenter l'enfant dans la procédure.

Oui. Elle dépend des séquelles de l'enfant, qui ne sont parfois connues qu'après plusieurs mois. Une infirmité permanente établie en cours d'instruction peut transformer un délit en crime. La partie civile doit y être attentive.

Oui. Dans un arrêt du 1er juin 2023 (n° 22/05211), la cour d'appel d'Aix-en-Provence a écarté l'argument du Fonds de garantie selon lequel une victime jamais scolarisée ne pouvait subir de préjudice scolaire : sans les violences subies à six mois, elle aurait eu accès à l'instruction et à une socialisation en milieu scolaire. Ce préjudice a donc été reconnu.