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Accident de la route

Homicide routier : les droits des familles de victimes

Homicide routier : enquête, constitution de partie civile, audience et indemnisation, les droits de la famille de la victime à chaque étape du procès.

Homicide routier : les droits des familles de victimes

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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C'est une qualification pénale créée par une loi du 9 juillet 2025 pour désigner le décès causé par un conducteur dans certaines circonstances définies par le texte. Elle remplace, dans ces cas, la qualification d'homicide involontaire. Ce n'est pas une infraction intentionnelle : il n'est pas reproché au conducteur d'avoir voulu tuer.

En principe non. La loi pénale plus sévère ne s'applique pas aux faits commis avant son entrée en vigueur. Les faits antérieurs restent jugés selon les textes applicables au jour de l'accident, sans conséquence sur les droits de la famille à se constituer partie civile et à être indemnisée.

Les proches de la victime qui ont personnellement souffert du décès : conjoint ou concubin, enfants, parents, frères et sœurs et, plus largement, les personnes qui justifient d'un lien affectif réel. Les héritiers peuvent en outre agir pour les préjudices subis par la victime avant son décès.

Non. La partie civile ne requiert pas de peine, c'est le rôle du procureur. Son avocat peut en revanche établir la faute du conducteur, éclairer le tribunal sur les circonstances et faire valoir le préjudice des proches.

Ce n'est pas une obligation. Les proches qui le souhaitent peuvent s'exprimer ; d'autres préfèrent laisser leur avocat parler pour eux. La préparation de l'audience permet de choisir en connaissance de cause.

La partie civile ne peut faire appel que de la décision sur ses intérêts civils, c'est-à-dire sur la réparation. L'appel sur la culpabilité et la peine appartient au prévenu et au procureur. La famille peut demander au procureur d'envisager un appel, sans pouvoir l'y contraindre.

Non. Après un accident de la circulation, l'assureur du véhicule doit présenter une offre aux proches dans les délais du code des assurances, indépendamment de l'avancement de la procédure pénale. Le procès peut néanmoins apporter des éléments utiles à l'indemnisation.

Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) indemnise les victimes lorsque le responsable n'est pas assuré ou n'a pas été identifié, dans les conditions prévues par le code des assurances.

Oui, s'il prouve un lien d'affection réel avec la personne décédée. Dans un arrêt du 13 mai 2025 (n° 24-83.720), la chambre criminelle de la Cour de cassation a reproché à une cour d'appel d'avoir écarté des proches au seul motif qu'ils ne prouvaient pas leur lien de parenté : le juge doit examiner les éléments montrant leur proximité affective avec la victime (par exemple des témoignages, des échanges ou la preuve d'une vie partagée).