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Accidents médicaux

Procédure CCI et ONIAM : étapes et délais

Procédure CCI et ONIAM : saisine, expertise, avis, offre de l'assureur ou de l'ONIAM, refus et recours, les étapes et délais de la voie amiable.

Procédure CCI et ONIAM : étapes et délais

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Non. La saisine est gratuite et la victime n'avance pas les frais de l'expertise ordonnée par la commission. Seuls les frais de l'avocat et du médecin-conseil qu'elle choisit restent à sa charge, sous réserve d'une éventuelle protection juridique.

La loi impose à la commission de rendre son avis dans les six mois de sa saisine, puis l'assureur ou l'ONIAM dispose de quatre mois pour faire une offre. En pratique, ces délais peuvent être dépassés selon la complexité médicale du dossier.

La commission se déclare incompétente pour l'indemnisation. Elle peut encore être saisie aux fins de conciliation, et la victime conserve la possibilité de saisir directement le tribunal compétent.

L'avis ne peut pas faire l'objet d'un recours direct. Il ne lie pas la victime, qui peut le discuter à l'occasion de l'action en indemnisation portée devant le juge compétent.

En cas de silence ou de refus de l'assureur, l'ONIAM peut se substituer à lui et adresser l'offre, avant de se retourner contre l'assureur. La victime peut aussi saisir le juge.

L'acceptation vaut transaction et met en principe fin au litige sur les préjudices indemnisés. Elle ne fait pas obstacle à une nouvelle demande en cas d'aggravation. C'est pourquoi l'offre doit être vérifiée poste par poste avant d'être acceptée.

Pas nécessairement. Selon un arrêt de la cour d'appel de Lyon du 30 octobre 2025 (n° 22/06966), le refus rend l'offre caduque : l'ONIAM n'est plus lié par sa proposition et peut contester devant le juge l'existence même de l'accident médical non fautif. Avant de refuser, il faut donc mesurer ce risque et, le cas échéant, mettre en cause dès le départ les professionnels dont la faute peut être recherchée.

Elle suspend les délais de prescription et de recours contentieux jusqu'au terme de la procédure. L'action en responsabilité médicale se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage.

Devant le tribunal administratif si les soins ont été donnés dans un hôpital public, devant le tribunal judiciaire s'ils l'ont été dans une clinique privée ou par un praticien libéral.