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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien léger : syndrome post-commotionnel

Traumatisme crânien léger et syndrome post-commotionnel : comment prouver des troubles persistants malgré une imagerie normale et être indemnisé.

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Questions fréquentes

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Oui. Une imagerie normale n'exclut pas des lésions microscopiques. Lorsque des troubles persistent et que leur lien avec l'accident est établi par un faisceau d'éléments (suivi médical continu, bilan neuropsychologique, témoignages), ils peuvent être indemnisés, y compris au titre d'un déficit fonctionnel permanent.

Le plus souvent quelques semaines. Chez certaines victimes, les troubles persistent plusieurs mois, voire durablement. C'est l'évolution constatée dans le temps, documentée par le suivi médical, qui permet de savoir s'il subsiste des séquelles à la consolidation.

Non, mais il faut consulter dès maintenant et décrire précisément l'apparition des troubles depuis l'accident. L'absence de suivi initial rend la preuve plus difficile, sans la rendre impossible : les témoignages de l'entourage et les éléments professionnels prennent alors une importance accrue.

Il mesure objectivement, à l'aide de tests étalonnés, l'attention, la mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives. Il traduit en données chiffrées des troubles invisibles et constitue souvent la pièce centrale d'un dossier de traumatisme crânien léger.

Il faut le discuter à l'expertise avec un médecin-conseil de victime. Une fragilité qui ne se manifestait pas avant l'accident et que celui-ci a seulement révélée ne permet pas, en principe, de réduire l'indemnisation. Les éléments sur la situation antérieure (absence de suivi, activité normale) sont alors déterminants.

Il faut être prudent. Une offre formulée avant que la persistance des troubles soit connue risque de ne pas couvrir les séquelles. Une transaction signée est en principe définitive ; il est préférable de la faire examiner avant de l'accepter.

Non. Après un accident de la circulation, la loi Badinter protège la victime non conductrice, dont la faute ne peut en principe lui être opposée, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident. Le débat porte alors sur la preuve et l'évaluation des séquelles, pas sur la responsabilité.

Selon les circonstances, oui. Le non-respect des protocoles de retour au jeu, un encadrement défaillant ou un défaut d'information peuvent engager la responsabilité de l'organisateur, du club ou de la fédération. Les garanties d'assurance attachées à la licence doivent aussi être examinées.

Oui, lorsque des éléments médicaux nouveaux le justifient. Dans un arrêt du 2 avril 2024 (n° 22/01135), la cour d'appel de Lyon a ordonné une nouvelle expertise pour un blessé dont un bilan neuropsychologique et un neurologue établissaient, plusieurs années après une première expertise, un syndrome post-commotionnel aggravé.