Aller au contenu
DehanSchinaziAvocats dommage corporel
Accident de la vie

Intoxication alimentaire : indemnisation

Intoxication alimentaire au restaurant, en cantine ou par un produit défectueux : responsabilités, preuve du lien avec l'aliment et indemnisation.

Intoxication alimentaire : indemnisation

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

Et si on regardait votre dossier ensemble ?

  • Étude gratuite
  • Sans engagement
  • Réponse sous 24h.
Demander mon étude gratuite

Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions que vous nous posez le plus souvent. Si la vôtre n’y figure pas, notre équipe est juste à un clic.

Nous contacter

Oui, si l'intoxication est rattachée au repas pris dans l'établissement. Le restaurateur est tenu d'une obligation de sécurité de résultat quant à la salubrité des plats : la victime n'a pas à prouver sa faute, mais doit établir le lien entre le repas et la maladie.

Par des analyses médicales identifiant l'agent, la conservation de l'aliment suspect et de son emballage, la preuve de l'achat ou du repas, les symptômes d'autres convives et, le cas échéant, les conclusions de l'enquête sanitaire ou un rappel de produit.

Oui. La preuve peut résulter d'indices graves, précis et concordants, sans certitude scientifique. La cour d'appel de Montpellier l'a jugé le 14 mai 2024 (RG n° 21/05112) en retenant la chronologie des symptômes, la maladie d'une autre convive et les manquements d'hygiène relevés dans le restaurant. Il est donc essentiel de garder la trace de chacun de ces éléments.

Oui. Le producteur répond de plein droit des dommages causés par le défaut de son produit. La victime doit démontrer le défaut, le dommage et le lien de causalité, sans avoir à prouver une faute du fabricant.

Trois ans à compter du jour où la victime a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur, dans la limite, en principe, de dix ans après la mise en circulation du produit. D'autres fondements peuvent offrir des délais différents.

Contre le gestionnaire du service de restauration : la collectivité, devant le juge administratif, si elle gère directement la cantine, ou la société de restauration ou le délégataire, devant le juge judiciaire. Les plats témoins conservés par l'établissement sont une preuve essentielle.

Oui, lorsque l'établissement n'a pas fourni l'information obligatoire sur les allergènes, a donné une information erronée ou n'a pas respecté la demande du client. Le choc anaphylactique et ses conséquences sont alors indemnisables.

Signaler l'intoxication aux autorités sanitaires, qui peuvent ouvrir une enquête, et réunir les témoignages des autres convives. Une action coordonnée est possible, mais chaque victime conserve une demande individuelle fondée sur ses propres séquelles.

Oui, la preuve reste possible par d'autres moyens : analyses médicales identifiant l'agent, preuve d'achat avec le numéro de lot, rappel du produit, cas similaires chez d'autres consommateurs ou conclusions de l'enquête sanitaire. Le dossier est plus difficile, d'où l'intérêt de réunir ces éléments rapidement.