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Accident de la route

Victime d'un délit de fuite : indemnisation (FGAO)

Victime d'un délit de fuite : quand l'auteur reste inconnu, le FGAO indemnise les dommages corporels, à condition de respecter ses règles et délais.

Victime d'un délit de fuite : indemnisation (FGAO)

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Il indemnise les dommages corporels des victimes d'accidents de la circulation dont l'auteur est resté inconnu, selon les règles de la loi Badinter.

Oui, en pratique. La plainte pour délit de fuite est la première pièce du dossier : elle établit la réalité de l'accident et la fuite du conducteur, et elle permet l'ouverture d'une enquête pour tenter de l'identifier.

Lorsque l'auteur est inconnu, la demande doit être adressée au FGAO dans les trois ans de l'accident, et un accord doit être conclu avec lui, ou une action en justice engagée contre lui, dans les cinq ans de l'accident (article R. 421-12 du code des assurances). Ces délais sont prévus à peine de forclusion, et le Fonds ne peut pas y renoncer (Cour de cassation, 2e chambre civile, 30 novembre 2023, n° 22-10.088). Mieux vaut saisir le Fonds tôt et compléter le dossier ensuite.

Lorsque l'auteur est inconnu, la prise en charge des dommages matériels par le FGAO est très encadrée et soumise à des conditions liées à la gravité des dommages corporels, avec une franchise. Les dommages corporels, eux, sont indemnisés selon les règles habituelles.

Oui, comme le ferait un assureur. Le conducteur victime peut se voir opposer sa faute si elle est prouvée et a contribué à son dommage. Le piéton, le cycliste et le passager bénéficient en revanche de la protection renforcée des victimes non conductrices.

La victime conserve les sommes reçues. Le FGAO se retourne contre l'auteur et son assureur pour récupérer ce qu'il a versé. L'identification permet aussi à la victime de se constituer partie civile devant le tribunal correctionnel.

En principe non, lorsqu'il s'agit d'un accident de la circulation : c'est le FGAO qui indemnise. La situation est différente si le conducteur a volontairement visé la victime ; la qualification retenue par l'enquête doit alors être examinée.

Oui. Les proches de la victime peuvent être indemnisés en qualité de victimes par ricochet : préjudice d'affection, frais engagés, pertes de revenus et, en cas de décès, préjudice économique et frais d'obsèques.