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Grands blessés

Hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière après un accident : avocat et indemnisation

Un proche en neuro-réanimation à la Pitié-Salpêtrière après un accident ? Les précautions qui protègent son indemnisation pendant le coma et l'éveil.

Publié par le cabinet Dehan-Schinazi : Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au barreau de Paris, experts en dommage corporel.

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Personne de plein droit, même le conjoint. Il faut en principe une mesure de protection (sauvegarde de justice, habilitation familiale, curatelle ou tutelle) prononcée par le juge des contentieux de la protection, ou un mandat de protection future signé avant l'accident.

Le dossier appartient au patient. S'il ne peut pas le demander, c'est en principe son représentant légal qui le sollicite. Il est utile de rassembler les comptes rendus clés (urgences, imagerie, opérations, sortie de réanimation) avant l'expertise.

Donner l'identité du blessé et les références de l'accident, sans commenter les circonstances, et ne rien signer. Les questions plus détaillées peuvent attendre que la situation médicale et la représentation du blessé soient clarifiées.

Ils sont indemnisables lorsqu'ils sont liés à l'accident et justifiés : transport, stationnement, hébergement, repas, garde d'enfants, revenus perdus. Conservez tous les justificatifs dès le premier jour.

Non. Selon les règles de compétence, la victime peut en principe agir devant le tribunal du domicile du défendeur, du lieu de l'accident ou du lieu où le dommage est subi. Le choix se fait après étude du dossier.

Une telle question relève d'un régime distinct de celui de l'accident : saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation ou du tribunal administratif, l'hôpital étant public. Elle suppose une analyse médicale préalable et ne doit pas être confondue avec la demande dirigée contre l'assureur du véhicule.

Quand elle le souhaite, sans précipitation. Un premier échange au cabinet, en visioconférence ou par téléphone permet de savoir quoi conserver, quoi refuser et comment préparer la protection juridique du blessé.

Oui, lorsque les séquelles le privent de toute activité professionnelle. Dans un arrêt du 9 septembre 2025 (n° 24-85.258), la Cour de cassation a validé l'indemnisation des pertes de gains futurs d'une jeune femme blessée dans son enfance, calculée sur le revenu du métier auquel elle se formait, sans la réduire à une perte de chance.